La presse “Indiens”

De la tendresse on en trouve en barre dans Indiens, spectacle tout doux sur un grand-père un peu marginal, peau rouge qui ne marchera jamais dans la file indienne.
Seul sur scène, Philippe Léonard ne convoque ni plumes, ni calumet, seul un bosquet abritera parfois un tipi imaginaire. Le comédien et sa bouille de vieux
chef indien se coulent dans la peau d’un gamin tout à ses souvenirs de l’original grand-père, marchand de cochons à Schaerbeek qui traversait la vie comme un bison futé, libre comme le vent, aigle noir qui disparut avant que la sénilité ne le rattrape.
Espiègle et touchant.
Catherine Makereel – Le Soir – 24 aout 2012

 

Seul en scène, auprès d’un arbre d’automne, un homme nous raconte l’histoire de son grand-père, ce « peau-rouge qui ne marchera jamais en file indienne ».
Où est-il ? Nul ne le sait. Il marche probablement…
Depuis 40 ans, cela lui fait un sacré beau tour du monde ! Il fait « à l’âge de la Tour Eiffel », la fierté de son petit-fils qui, lui-même « à l’âge de l’Atomium », revisite, avec l’énergie d’un adolescent, un à un, les fabuleux souvenirs qu’il en a. De sa présence tonitruante à la sortie de l’école pour aller chercher son « little big man » de petit-fils au coucher du soleil devant leur tipi commun. Sur un début et une sortie rock n’ roll qui résonnent comme des élans de vie, la pièce évoque non seulement la complicité intergénérationnelle mais pose également, en filigrane, la question délicate dans notre société actuelle : que fait-on de nos « vieux » ? Avec Philippe Léonard, sincère, authentique et touchant.
Dans une mise en scène très dynamique de Pierre Richards.
(Spectacle Coup de coeur)
Sarah Colasse – Le Ligueur – Septembre 2012

 

D’une grande générosité comme toujours et d’une belle vivacité, Philippe Léonard, auteur et comédien aussi sincère que talentueux vient, seul en scène, raconter l’histoire de ce grand-père, égaré, ou échappé du monde. Edouard a disparu voici quarante ans, le jour sans doute où il a compris qu’il devenait un peu dérangé du chapeau. Depuis, en imaginant qu’il ait parcouru 5 kilomètres par jour, il a eu le temps de faire le tour de la terre, de Schaerbeek jusqu’en Californie mais aussi en Inde, à Santiago, à Valparaiso,au Pôle Sud, etc. Un périple imagé qui permet au petit-fils de rêver et revivre cette complicité partagée avec son cher aïeul, cet indien qui jamais n’entrera dans la file.
Laurence Bertels – La Libre Culture – 5 septembre 2012