Indiens

Un spectacle tout public à partir de 8 ans  –  Contacts: Anne Hautem Tél 0032 2 377 93 00

Je suis un vieux Peau-rouge qui ne marchera jamais dans une file indienne (Achile Chavée)

… Et il a disparu.
Edouard a disparu.
Il est pas mort.
Il a disparu. Disparu. Dans le vrai sens du mot disparaître.
Un jour il était là, et le lendemain, il n’était plus là.
Il a disparu et depuis 40 ans, on a plus eu de nouvelles de lui.
A l’époque de sa disparition, Edouard avait 76 ans. 76 plus 40 = 116
Edouard a 115 ans.
Edouard, c’est mon grand-père.
115 ans, c’est pas un record.
La femme la plus vieille du monde, une chinoise, a 136 ans.
Et il y a actuellement 212 centenaires, rien qu’à Bruxelles.
115 ans…
Mon Grand-père a le même âge que la tour Eiffel. Alors, quand je vois la tour Eiffel, je pense à mon grand-père.
Moi, j’ai l’âge de l’Atomium. D’où je vis, à Bruxelles, je vois l’Atomium, surtout la nuit, quand elle s’illumine de bleu. Alors parfois, quand je la regarde, je pense à la tour Eiffel. Et quand je pense à la tour Eiffel, je pense à mon grand-père.
Mon grand-père a disparu il y a 40 ans. Il a 116 ans.
S’il a marché 5 kms par jour, il a fait le tour de la terre. Et aujourd’hui, il est probablement en France, à Paris, sans doute au 3ème étage de la tour Eiffel qui est toujours debout comme lui. De là-haut, il regarde tout la route parcourue et le chemin qui lui reste à parcourir pour retrouver la rue du méridien à Schaerbeek, au nord de Bruxelles…

Comédien Philippe Léonard
Mise en scène Pierre Richards
Scénographie Catherine Sommers
Décor sonore Philippe Moréno et Juliette Richards
Éclairage et Régie Guy Carbonnelle et Luc Jouniaux
Diffusion Mademoiselle Jeanne

« Indiens », c’est l’histoire d’une relation entre un grand-père et son petit-fils. Une relation forte qui a pris corps à la naissance du petit-fils. Une relation où l’enfant est toujours considéré comme un égal par le grand-père.
Une relation qui eut pu se terminer le jour de la disparition du grand-père, mais qui, par sa force, perdure au delà des distances et du temps qui passe.
« Indiens », c’est une histoire qui croit en la bonté, en la singularité de la vie, une histoire où l’optimisme et la jubilation sont les moteurs du récit. Une histoire qui voyage de Schaerbeek à la Californie, de l’enfance à la vieillesse, du silence à la musique, de l’éphémère à l’éternité…

Merci au Théâtre de la Roseraie et à la Montagne magique