Daraya






À partir de 15 ans      Coup de cœur de la presse aux rencontres de théâtre jeune public de Huy – 2018

     Parfois, quand j’entends les informations rendre compte de guerres ou de conflits invraisemblables, que je lis dans les journaux comment des hommes, des femmes, qui hier partageaient les mêmes pays sont aujourd’hui ennemis irréductibles, je me dis : « Et moi ? S’il y avait la guerre, comment ferais-je pour résister? Et d’abord, résisterais-je ? Que ferais-je pour rester humain et tenir à distance la barbarie ? Ce qu’ont réalisé les Jeunes de Daraya, je trouve que c’est exemplaire. Et leur histoire est belle et incroyable…

(Présentation du spectacle –1 page– en .pdf)

(Présentation du spectacle –Livret 12 pages– en .pdf)

D’après « Les passeurs de livres de Daraya » de Delphine Minoui –  Éditions du Seuil (2017)
Merci au Théâtre de la Roseraie – Créaction asbl, au Théâtre de Galafronie, à Quai 41, à AKTE et au Tétris (Le Havre), à Julie Gits, Marianne Hansé, Christine Cloarec, Dominique Guns, Naïma Ostrowsky.

Texte Pierre Richards – Philippe Léonard

Comédien Philippe Léonard

Scénographie et costume Catherine Somers

Musique Philippe Morino – Juliette Richards

Eclairages et Régie Luc Jouniaux – Karl Autrique

Traduction et Sur-titres
Ghiath Nasra


Voix off Rania Ameen Ghanoun

Photos spectacle Philippe Jolet

Vidéo Arnaud Van Hammée

Affiche Jean-Claude Salémi

Flyer Karl Autrique

La presse

Dans Daraya (dès 15 ans), ce n’est pas une fenêtre mais une baie vitrée qu’ouvre Philippe Léonard, avec vue imprenable sur la Syrie. Pas celle rabâchée par les infos en continu, mais une Syrie charnelle et inattendue. Le comédien nous transporte dans les sous-sols d’une cité embastillée, au cœur d’une
bibliothèque secrète. Alors que pleuvent les bombes sur Daraya, une poignée de Syriens improvise cette agora souterraine.
D’une sobriété extrême, Daraya dégage une profonde chaleur humaine, redonnant un visage et une âme à des êtres effacés, banalisés par le rouleau compresseur de l’actualité. Lui-même désarmé sur son plateau dépouillé, le comédien devient passeur à son tour. Il devient le lien, ténu, entre cette tragédie lointaine et nous. Il devient la preuve vivante que la parole est invincible et que les livres sont plus forts que la haine.

Exigeant, Daraya nous change de tous ces spectacles sur la radicalisation des jeunes et autres pièces clivantes quand il s’agit d’aborder la Syrie.

Catherine Makereel, Le Soir – 21 août 2018

Pour adolescents dès 15 ans, et certainement pour adultes, Daraya, d’après Les passeurs de livres de Daraya de Dephine Minoui. En flânant dans une librairie bruxelloise, Philippe Léonard, qui s’était rendu en Syrie, voici trente ans, à l’époque où elle était encore une enclave pacifique au milieu de terres de conflits, découvre ce récit. Et une Syrie bien différente de celle qu’il foula, en routard et sac à dos.
Les souvenirs reviennent, s’entremêlent à la lecture du livre de la journaliste française. On entend le chant du muezzin, on compte, gestuelle à l’appui, les timbres collés sur l’enveloppe pour envoyer la photo agrandie de la famille rencontrée là-bas, puis l’on replonge dans l’horreur de la guerre à laquelle, malgré tout, existent des solutions.
On ressort heureux d’avoir (re)pris connaissance de cette formidable preuve de résistance.

Laurence Bertels, La libre Belgique – 21 août 2018

Les moments de vraie émotion au théâtre sont trop rares pour ne pas les partager. Ce fut le cas
cette après-midi aux Rencontres de Huy avec Daraya, le nouveau spectacle de Philippe Léonard,
conçu avec la complicité de Pierre Richards à partir de l’ouvrage « Les passeurs de livres de Daraya« 
de Delphine Minoui (Le Seuil) et de souvenirs personnels.
Simple, beau, humain, touchant… et au cœur de l’actualité.

Emile Lansman, FaceBook, – 19 août 2018

(Lire toute la revue de presse en .pdf)